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27/08/2007

Fillon était au 20h

Je n'ai rien contre le Premier Ministre. Il était au 20h hier soir. Je voulais l'écouter. Je l'ai fait. Subitement à 21h15 je me suis demandé ce qu'il avait dit. Ce matin, peu ou pas de traces dans la presse,idem sur les radios. Rarement une intervention de Premier Ministre  au 20h de Tf1, (sans doute un de ses premiers passages qui plus est) n'aura suscité aussi peu de retombées, n'aura laissé aussi peu de trace.Il y a une vieille règle, qui vaut ce qu'elle vaut.Quand on va au 20h c'est qu'on a quelque chose à dire. Hier soir au 20h, François Fillon faisait sérieux, honnête, mais simplement  il n'avait pas grand chose à dire.

26/08/2007

100 jours de Sarkozy : Quand viendra la fin de l'été...

J'ai attendu dix jours pour m'essayer à l'exercice, très pratiqué cette semaine, du  petit bilan de l'été présidentiel. Après 17 jours loin de France, il me fallait  d'abord  rattraper mon retard
médias , voir la fin des séquences et surtout je ne voulais pas me laisser influencer par le chauffeur de taxi qui à mon retour à Roissy, sur fond de RMC, m'avait répondu "Il s'est passé quoi en France
pendant l'été? les vacances de Sarko et l'angine de Cecilia !" Le témoignage vaut ce qu'il vaut mais je le trouve réducteur. et puis je vais vous le confier ni les vacances de Sarko ni l'angine ne m'intéressent. Non je crois qu'après 100 jours,on peut commencer à analyser les formidables succès de la communication présidentielle et en meme temps voir pointer quelques risques.

Les succès sont rééls et profonds. D'abord le volume, sans la saturation. Le tube de l'été c'est Sarkozy.Ce qui fait la une , ce qui donne le ton à l'actualité, c'est lui et j'allais dire seulement lui.Rien, ni personne ne parvient à émerger plus de 48h sans qu'il n'en soit à l'origine ou sans qu'il ne s'y soit d'une manière ou d'une autre raccroché.Pour l'instant le volume se fait sans provoquer de lassitude, et c'est ce paradoxe surprenant qui est la clé de la réussite."L'envie" de Sarkozy, l'appétance des gens pour ce qu'il fait, ce qu'il dit reste forte.Les français sont somme toute assez fiers d'avoir (re)trouvé un  Président dont ils ne se demandent ni à quoi il sert ni ce qu'il fait de ses journées.

L'autre succés corrélé au premier, c'est la popularité qui s'installe à un niveau très haut dans les sondages. Les médias ne vendent que ce qui se vend. Et si Sarkozy fait vendre, de Yasmina Reza à Closer, c'est parce que sa popularité est réelle. L'ouverture, le dépoussiérage du style présidentiel,son activisme sont pleinement mis à son crédit, évidemment. Mais il y a autre chose. Quelque chose qui sonne comme  "on a tous quelque chose en nous de Sarkozy",très bien reflété  par le papier de l'Express d'Aurore Berthe cette semaine "un français presque moyen" , et qui m'a d'ailleurs fait penser à un des premiers articles écrits sur ce blog, le 1er novembre 2004 (déjà !), "mon week end avec Sarkozy" ( http://bensan.typepad.com/ben/2004/11/mon_weekend_ave.html ).Le français moyen même très loin des vacances à Wolfeboro ou de l'amour de Sarko pour les Rolex, se retrouve dans son gout pour le vélo,  pour Christian Clavier et Johnny et pour le chocolat,ce qui permet à chacun une part (meme légère !!) d'identification, un côté "me too" .

Pour moi, ces points d'ancrage sont solides, certainement durables, au delà des - 4 et - 5 que les sondages afficheront forcément; mais en politique le ciel tout bleu n'existe jamais très longtemps.  Dans la famille des risques, je placerai d'abord le risque du positionnement politique. Alors que le PS est incroyablement absent , la petite musique "ce gouvernement agit pour les riches et les plus favorisés" finira par rencontrer un certain écho si le volet social de l'action et du discours présidentielle ne vient pas contrebalancer les envolées libérales. A ce titre incontestablement le faux pas sur les intérêts d'emprunt, et la cacophonie à répétition sur ce sujet va laisser des traces.Cet équilibre sera d'autant plus difficile à trouver que pendant l'été a surgi  une autre complainte "finalement, çà ne va pas assez loin".

Côté com, les risques existent aussi. Je ne range pas ici la sur-exposition.Je ne crois pas qu'elle soit négative.Parce qu'elle est "sa" marque de fabrique.Parce qu'elle incarne et traduit la nouvelle présidence. Mais inévitablement la question des priorités se posera.Le président n'est plus l'arbitre, il est acteur,engagé, en premiere ligne, c'est clair et c'est tant mieux.Mais il doit donner du sens et incarner des priorités.Or entre la crise économique et les infirmières bulgares,les intérets d'emprunt et l'agression du petit Enis, le drame de la fête des Loges et la médiatisation de trois réunions interministérielles le même jour, je ne retiens pas un message du Président me disant : "voilà ce qui est important".
Le risque ce n'est pas donc pas l'hyper-présence de l'hyper présidence, c'est la non-priorisation qui peut conduire à une forme de banalisation de l'action et de la parole présidentielle, laissant pour trace dans l'opinion au final le sentiment d'un zapping permanent.

Se posera inévitablement aussi la question de la hiérarchisation de l'émotion présidentielle.Le président reçoit la famille du petit Enis, face à l'émotion soulevée .Normal. Il se rend aux obsèques du marin pêcheur autre drame qui touche une profession, une communauté qui se sent souvent mal aimée de la nation. Sans doute. Mais la première fois, où face à des drames tout aussi tragiques, Sarkozy ne se rendra  pas aux obsèques de deux gendarmes tués par un chauffard ou au chevet d'un enseignant agressé, on dira "il n'était pas là", "il a pris de la distance",  "c'etait moins important pour lui".Déjà, Match raconte que Michel Serrault avait sondé le Père de La Morandais pour savoir si le président serait présent à ses obsèques.

Autre sujet. Au cours de l'été contraitrement aux succès de la campagne qui lui avait permis de faire émerger autour de lui, une équipe et une nouvelle génération,  l'attitude du Président m'a semblé affabilir les ministres. Ministres immobiles comme Kouchner et Fillon pour la conférence de presse infirmières bulgares, ou rejetées à l'arrière plan comme Bachelot et Rachida Dati pour Enis, ministre réprimandée comme Lagarde dont on fait dire que c'est le président qui lui a demandé de rentrer, tout cela sert il le Président ? S'il s'agit de surfer sur le reflexe anti-politique et anti-ministres de l'opinion,c'est douteux. S' il s'agit de   donner le sentiment que les ministres ne sont pas bons cela peut revenir en boomerang, les français sachant bien qui les a choisi, Mais surtout quand viendra la fin de l'été comme dit la chanson, même si Sarko est et restera toujours en première ligne, il sera utile d'avoir autour de lui une équipe solide pour répondre non pas à sa place mais avec lui, aux critiques, aux mécontentements, à l'opposition etc.
C'est d'ailleurs un signe qui ne trompe pas.Déjà les premiers mécontents ne demandent pas à être reçus par le Ministre concerné.C'est la porte de l'Elysée à laquelle ils frappent dans leurs communiqués de presse, comme s'ils avaient bien reçu le signal du Président, c'est ici que tout se passe, et pas ailleurs.

Une chose est claire, et sans surprise après 100 jours.Le Président occupe tout le champ médiatique et politique. Quand les français jugeront que l'heure est venue de comptabiliser les premiers résultats, à l'heure ou ils se diront "qu'est ce qui change, vraiment, pour moi ?", à un moment qui se situe sans doute entre la fin de l'année et les municipales, c'est vers le Président et vers lui seul qu'ils se tourneront. A ce moment là, sans doute, la communication présidentielle devra  amorcer un premier virage.Pour l'instant c'est encore l'été.

20/08/2007

Facebook - Snapshot - Le Monde

La rentrée n'a finalement pas été trop chargée aujourd'hui.Il y a quand même encore beaucoup de gens en vacances !

Entre quelques coups de fil et des mini réunions internes, j'ai eu le temps de m'inscrire et de commencer à entrer mes contacts sur facebook, d'installer le module snapshot sur mon blog -vous devez en voir les premiers effets logiquement, et de lire un excellent article dans Le Monde de  ce soir, signé Raphaelle Bacqué "Le Cityjet de 7h, le vol des as de la finance".Je vous le recommande http://www.lemonde.fr/web/article/0,1-0@2-781732,36-945862@51-945925,0.html

C'est la rentrée.

Après une fausse rentrée, jeudi, histoire d'écluser mes 1200 mails, ce matin c'est la vraie rentrée.Pluvieuse.Un peu déprimante, mais bon une fois qu'on y est on y est.Petit coup d'oeil sur mon agenda de la semaine. Ca démarre assez fort.Heureusement pour amortir le choc, ce week end je suis allé acheter un nouvel ordi. Un tout neuf, un trés puissant, non pas pour faire le  "gamer", mais quand même assez costaud pour faire tourner sans encombre Flight Simulator X avec qui j'avais envie de renouer ! (Chacun sa thérapie !). Et là, je n'ai eu que des bonnes surprises. D'abord Vista c'est formidable. C'est esthétiquement très réussi. C'est simple, intutitif  et très fonctionnel (les flux, les widgets); et contrairement à mes craintes, je n'ai eu aucun probleme ni de driver, ni d'incompatibilité, j'ai tout réinstallé en un rien de temps; Ensuite, le nouvel ordi  a tout seul comme un grand reconnu ma Livebox, la mienne , en un clin d'oeil, sans même avoir à rentrer mes identifiants. Un quart d'heure après avoir déballé le carton, FS X tournait vraiment bien, et j'ai même réussi un premier atterissage . Reste à réussir à maintenant l'atterissage de la rentrée ! C'est pas le plus facile !

15/08/2007

Hommage à Bernard Glorion

J’apprends ce matin avec une grande tristesse, le décès de Bernard Glorion, ancien président de l’Ordre des Médecins de 1993 à 2001. J’avais eu l’occasion de travailler étroitement avec lui sous sa présidence, je peux même dire qu'il a été un de mes premiers clients lorsque j'ai rejoint l'agence en 95.Bien décidé à faire sortir l’institution de sa torpeur, il avait bousculé les conservatismes et n’avait pas hésité à prendre des positions novatrices et courageuses sur beaucoup de sujets de société tels le dopage ou l‘euthanasie. Js01glorion Sa déclaration sur la repentance quant à l’attitude de l’Ordre pendant l’occupation aura évidemment marqué les esprits. Sous sa présidence, l’Ordre avait su retrouver une place importante sur les grandes questions liées à la santé, en s’impliquant fortement sur le thème de la qualité des soins ou des droits des patients. Il était consulté, écouté et respecté.Sa grande hauteur de vue, son ouverture d’esprit, ses valeurs humanistes allaient de pair chez lui avec de fortes convictions religieuses et un souci permanent de la déontologie. Sa simplicité, sa gentillesse,le rendaient particulièrement attachant,tandis que sa morphologie spectaculairement identique à celle du Général de Gaulle impressionnait d’emblée. Alors que son parcours personnel de grand chirurgien et d’universitaire ne le portaient pas naturellement vers la communication, il avait vite compris que la transparence, le dialogue , l’information étaient essentielles pour accélérer et traduire la mutation qu’il voulait insuffler. Nous avions ainsi lancé la première consultation nationale des médecins, puis les jeudis de l’ordre, multiplié les rencontres régulières avec les médias. A chacune de ses occasions, comme tout au long de sa mandature, il avait démontré un charisme et une stature que l’Ordre n’a pas retrouvé depuis. C’était, tout simplement, un grand Monsieur.

14/08/2007

Back from states

17 jours de vacances sur la côte Ouest des USA.Dix sept jours sans lire mes mails (oui, j'ai réussi ! ).Je ne vous raconterai pas mes vacances, mais ayant délaissé mon blog depuis la fin juillet, je vous livre simplement,  dans le désordre et sans hiérarchie, quelques impressions ramenées des "states".

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1/ La mode est au développement durable.Publicité, émissions de tv, supermarchés, les préoccupations environnementales sont partout.On se rend compte sur place de la puissance du mouvement de la société américaine sur ce sujet.

2/Le débat sur la présence militaire en Irak est fort et sans tabou. Quand le pont autoroutier s'est effondré dans le Minnesota, les émissions interactives à la radio ou à la télé ont vite fait remonter de l'Amérique profonde la question "ne vaut il pas mieux investir dans nos infrastructures plutôt que dans le conflit irakien".

3/ Même si la route pour les primaires est toujours longue et semée d'embûches, Hilary Clinton apparait solide et faisant la course en tête dans le camp démocrate. J'ai vu le premier débat (retranmis par CNN et You Tube avec question des internautes) et Obama m'a semblé manqué , à ce stade , de "stature". Il a d'ailleurs perdu des points dans les sondages qui ont suivi.. De plus et contrairement à sa rivale il a du mal à conquérir l'électeur démocrate non diplômé, ce qui a déjà envoyé dans le passé des Gary Hart et autres au tapis alors qu'ils apparaissaient fort auprès de l élite démocrate et des médias.

4/ Newsweek de cette semaine fait sa une et son dossier sur Facebook, qui apparait comme le grand phénomène Internet de l'année.Les médias français vont sans doute eux aussi beaucoup en parler à la rentrée.

5/Très sympa et très utile de se retrouver au MOMA de San Francisco avec un IPod comme audio guide, et de pouvoir regarder le tableau , tout en écoutant des interviews, des commentaires pendant qu'on déambule dans le musée.Cela rend les visites pour les adultes comme pour les enfants, particulièrement ludiques et enrichissantes.

6/ Usages toujours. Très bonne idée que le "pager" que l'on vous remet, dans un restraurant de Yosemite, quand il y a 30 minutes d'attendte pour aller diner. Plutôt que de faire la queue devant la porte du resto, vous pouvez vous balader dans le coin, ou faire les boutiques de souvenirs, en attendant que votre "pager" vibre.

7/ Même si j'ai volontairement coupé le fil des infos françaises, histoire de se déconnecter un peu du boulot, j'ai suivi tous les jours les infos américaines. En 17 jours, je n'ai entendu parler de la France qu'une fois , quand BNP Paribas a suspendu la cotation de trois de ses fonds. Vu d'Amérique, la France a toujours semblé très loin, mais je pensais quand même que notre Sarko ferait la une là bas aussi !