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Les blogs

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12/04/2009

Faire sortir de l'ombre la com politique

Depuis un mois, j'ai accepté successivement plusieurs sollicitations médias pour parler de la commnication politique(JDD, France 2, Canal ). Cela a pu surprendre, et apparaitre un peu en rupture avec ma stratégie personelle de discrétion.Je l'ai fait pour une raison et une seule. Essayer de trancher avec ce côté opaque, secret,  de ce qui est devenu un vrai métier et contribuer à ce qu'il soit reconnu au grand jour.La com politique est une des nombreux territoires de notre métier,comme la com de crise ,ou la com des dirigeants d'entreprise.Elle fait appel à plusieurs expertises, le conseil d'abord et avant tout, mais aussi les relations presse, l'édition, l'approche publicitaire (pour les campagnes electorales par exemple) et nécessite de plus en plus la mise en place de stratégies digitales.Elle ne saurait se réduire, cliché rapide et facile, au média training. Elle ne saurait se cacher derrière ce mot de "gourou" que je déteste et que je réfute. Pour moi,travailler auprès d'un homme politique,c'est faire du ping-pong, tester, échanger. Quand on le fait depuis l'extérieur, l'enjeu essentiel est de réussir à prendre de l'avance pour permettre de sortir de "l'essoreuse" qu'est le rythme de la vie d'un homme politique et de ses équipes. Il faut aussi mettre en place de bons capteurs en phase avec la réalité de la société et savoir les placer au dessus de sa sensibilité personnelle. Bien évidemment, parce qu'un ministre prend plusieurs dizaines de décisions par jour, une fonction essentielle est d'aider à identifier, à hiérarchiser  ce qui dans l'action de l'homme politique intéressera les médias et l'opinion, et à éclairer,expliquer,mettre en perspective, cette décision, c'est ce que l'on appelle le spin .

Mais quand on veut  faire ce métier, il faut d'abord savoir écouter, et avoir une grande dose d'humilité.Sur dix idées amenées,le politique en reprendra parfois une ou deux et évidemment il les mettra à sa main, leur apportera son "input" personnel,son flair politique.Au final, c'est toujours lui et lui seul qui décide,  parce que et c'est là l'essentiel, c'est à lui que les électeurs ont confié la légitimité pour le faire. Une fois que ces choses sont dites, une fois que le rôle des conseillers est bien défini (à ne pas confondre avec celui de porte-parole, je me suis déjà exprimé sur ce sujet http://bensan.typepad.com/ben/2008/02/les-conseillers.html), il n'y a pas de raison que l'on continue à entretenir  mystère et  nuage d'opacité sur  la com politique. Ni gourou, ni visiteur du soir, j'aime trop ce métier pour le laisser dans le cliché et l'approximation, et j'essaie simplement par ces interventions de lui donner professionalisme et transparence.

Bernard SANANES

22/03/2009

Benoit XVI, Jospin : l'avion fait déraper ?

170309_presse Je ne vais pas ajouter un commentaire supplémentaire aux propos incroyablement faux et choquants de Benoix XVI. Non, la scène de Benoit XVI venant s'exprimer devant des journalistes dans un avion m'a immédiatement rappelé celle de Jospin en mars 2002 au retour de l'Ile de la Réunion. C'est dans ces circonstances que le Premier Ministre de l'époque qualifie Chirac de président "vielli, usé,fatigué".Vous vous souvenez sans doute de la polémique certes franco-française mais d'ampleur assez comparable que celle provoquée par les propos du pape, que ces mots allaient déclencher. L'altitude fait elle perdre le contrôle à ceux qui nous gouvernent ? En tout cas, les conférences de presse en avion, pour ma part je déconseille ..(et cela n'a rien à voir avec ma peur de l'avion !)

04/01/2009

Israel en train de gagner la bataille de la com ?

Cela faisait longtemps que ce n'était pas arrivé mais la première phase de l'opération israélienne sur Gaza s'accompagne d'une victoire assez nette sur le front de la communication. D'abord et avant tout parce que le fondement de l'opération a été en grande partie légitimé par les images des tirs de roquettes sur le sud d'Israel, leurs consquences humaines et matérielles devenant tangibles aux yeux de l'opinion internationale.Cela a obligé les médias a tenir la balance égale entre les victimes palestiniennes et les victimes israéliennes, (ce soir sur les 20h l'image de la famille touchée ce matin faisait l'objet d'un reportage en tant que tel),alors que traditionellement les tirs de roquettes étaient simplement mentionnés en bref. Ensuite, parce que dans une offensive médiatique très bien orchestrée, Israél a réussi a alimenter le "newsflow" : d'abord en diffusant, ou en laissant diffuser beaucoup d'images, ensuite en exposant fortement de tres bons porte parole moins caricaturaux que par le passé,en rendant humaine et donc proche la vie sous tension des habitants de Sdérot ( ce soir toujours le témoignage des israéliens venus d'Ethiopie)  et enfin en prenant des intiatives nouvelles telles que la chaine de Tsahal sur youtube (http://fr.youtube.com/user/idfnadesk). Cela ne suffira évidemment pas pour sortir victorieux d'une bataille militaire délicate, ni pour installer une solution durable, mais disposer d'une opinion internationale moins hostile cela peut aussi être utile ensuite pour faire la paix.

13/12/2008

Les mots de la crise

Décidée il y a quelques semaines, l'étude Médiascopie Euro-RSCG C&O a été rendue publique au cours d'une conférence de presse que j'ai tenu avec Denis Muzet. L'idée de départ était simple. J'avais formulé le constat que par rapport à d'autres crises, conflits, catastophes , qui percutent l'opinion par les images, la crise financière n'a pas de représentation (le subprime et le hedge funds n'ont pas de visage) et a donc percuté l'opinion par les mots.Et évidemment c'est sans surprise que l'étude confirme que les mots de la crise font peur.3/4 des mots testés par Mediascopie sont inquéitants pour les français. Nous avons également isolé les mots stars de l'étude. Obama, le plus proche et le plus global, Livret A le plus proche et le plus rassurant,Bush le plus global et le plus inquiétant, licenciements et chômage les mots qui font le plus peur aux français dans leur univers proche. A noter également parmi les autres enseignements de cette étude passionante, le déplacement d'image de l'Europe et de l'Euro qui aujourd'hui rassurent.Sarkozy occupe une position médiane. Il a réussi à rester proche des français pendant cette période, notamment parce qu'il tient le statut du capitaine à la barre du navire.

Pas mal de reprises de l'étude, dans les medias et sur Internet.

Dans le Figaro  : http://www.lefigaro.fr/economie/2008/12/13/04001-20081213ARTFIG00307-les-mots-obama-et-livret-a-rassurent-les-francais-.php

Sur le site des Echos : http://www.lesechos.fr/info/france/300316717--les-mots-de-la-crise-selon-les-francais.htm

Sur l'Expansion.fr http://www.lexpansion.com/economie/actualite-economique/les-mots-de-la-crise-ceux-qui-stressent-et-ceux-qui-rassurent_170010.html

Sur RTL la chronique d'Eric Vagnier http://www.rtl.fr/fiche/2751753/subprimes-crash-livret-a-les-mots-de-la-crise.html

Merci à  Nicolas Pieron de m'avoir invité pour en dire plus sur Radio Classique (le podcast ici http://www.radioclassique.fr/index.php?id=22 ) à Marie Drucker d'avoir fait de même sur Europe 1 hier à 18h30, et à BFM qui en a également parlé dans le grand journal hier soir.

05/11/2008

Obama dans l'histoire

J'ai 45 ans.Quand je me demande quels sont les évènements vraiment historiques que j'ai vécu depuis que je suis en age de suvire l'actualité, me viennenent immédiatement à l'esprit :les premiers pas de l'homme sur la Lune, la chute du mur de Berlin, le World trade Center, l'élection de Mitterrand, Sadate à la Knesset.J'ajouterai désormais,sans aucun doute possible, à cette courte liste,  l'élection d'Obama à la tête des Etats-Unis.

Ps : la dignité des perdants à l'élection américaine m'a toujours frappé.Quand on compare le discours de Mc Cain et celui de Ségolène le soir de la victoire de Sarkozy, on se dit qu'il n'y a pas seulement une différence de stature, mais aussi une conception différente de la démocratie et du combat politique.

20/09/2008

Foot 2.0

C'est dans le Monde de ce soir (page 23), meme si je crois que d'autres médias en ont dejà parlé.A Issy les Moulineaux explique le quotidien du soir, "les supporters peuvent influer via le web sur la composition de l' équipe". L'article est intéressant, montre l'esprit du projet initié par le club avec Sporever de Patrick Chene, et en même temps bien sur ses limites (les défenseurs ne seront ils pas toujours moins bien notés que les attaquants ? Que  peut faire l'entraineur si le vote de la foule lui enleve si on meilleur joueur ?) Il laisse de côté un sujet que ma déformation professionnelle m'oblige à pointer,meme si je ne suis pas "footeux". Il me semble évident notamment, dans une petite ville, qu'il sera facile pour un groupe de supporters, un quartier, le lobby des anciens du lycée machin , de voter en masse pour tel ou tel joueur meme s'il n'est pas le meilleur. Le sport sera t-il  lui aussi impacté par l'e-influence ?

Bernard SANANES

05/09/2008

Edvige, Ségolène et Sarah

La reprise est chargée .Dur de blogger régulièrement dans ces conditions. Mais je crois que j’essaie d’écrire des posts trop longs et cela me prend trop de temps.

On va essayer de faire plus court, sans tomber dans le style laconique.

Petit survol de l’actualité de la semaine.

Je n’aime pas EDVIGE. Ce truc me fait peur. On peut accepter que face aux menaces de terrorisme, de sécurité, tous les moyens soient permis. Mais quand on lit qu’Edvige permettra de recenser dès 13 ans, avec de nombreux renseignements personnels, des personnes jugées "susceptibles de porter atteinte à l'ordre public" ainsi que celles « exerçant ou ayant exercé un mandat politique, syndical ou économique » ou jouant un "rôle institutionnel, économique, social ou religieux significatif", on est surpris de l’amalgame et inquiet devant les dérives. La CNIL a déjà émis des réserves. On verra ce que fera le Conseil d’Etat.

Je me suis trompé pour Ségolène. Je pensais que c’était un bon calcul au vu de l’ambiance délétère de la Rochelle (vous avez vu l’image pathétique de Mosco tout seul à sa table, pendant que ses amis, les « traîtres » déjeunaient avec Aubry ) de ne pas s’y être attardée. Erreur. Les militants ont sans doute pris cela pour de la distance. Le sondage Opinion Way/Le Figaro montre qu’elle sort grande perdante de l’Université d’été.

Sarah Palin sera-t-elle l’arme fatale contre Obama. Réussira t elle a déstabiliser une partie de l’électorat d’Hilary Clinton dans la classe moyenne. C’est tout le pari du ticket mais ce n’est pas sur. Les médias saluent sa performance mercredi mais n’est ce pas surtout parce qu’elle vient après deux jours de terrible angoisse pour le camp républicain. Pour l’instant Sarah Palin a seulement réussi a remobiliser son camp.

Pour finir avec l’actu de la semaine. Je suis pour la taxation des revenus du capital pour financer le RSA. Je regrette même que le bouclier fiscal s’applique. A un moment, la solidarité, ce n’est pas de beaux discours, c’est juste une priorité.

19/08/2008

Une séquence de rentrée ratée

Pour moi, c’est la rentrée. Cela fait du bien de débrancher un peu. Pendant ces trois semaines, j’ai volontairement fermé les robinets de l’information. Pas complètement bien sur. Conservé le minimum. Les alertes Afp et autres sur mes clients, mes flux Netvibes tous les 3 jours, et les hebdos. Il faut dire qu’à part de tristes faits divers et la Géorgie, les JO occupent tout l’espace médiatique. L’actualité politique a été calme, très calme. Prémices de la rentrée, pendant tout le week-end du 15 aout, les médias ont tourné en boucle autour de l’annonce de la réunion interministérielle à Matignon. Le JDD y a consacré deux pages, évoquant une réunion de crise. Sans doute à Matignon, quelqu’un s’est dit que c’était une bonne idée de montrer que le Premier Ministre avant même le retour de vacances des français se préoccupait de la situation économique. On allait voir ce qu’on allait voir. La réunion allait permettre de montrer que le gouvernement avait les moyens de répondre à la crise. Mauvais « encodage » de la communication ? Emballement médiatique dû au vide du week end ? En tout cas, la mayonnaise a trop pris, et dans leur bon sens, ceux des français qui logiquement avaient "levé l"oreille", se sont mis à attendre les annonces qui ne manqueraient pas de venir conclure cette réunion annoncée avec tambours et trompettes . Dès lundi matin, Luc Chatel a bien essayé de « rétro-pédaler », mais trop tard. Résultat, toute la journée d’hier, et aux 20h, les titres ont tourné autour de la déclaration de François Fillon « il n’y a aura pas de plan de relance ». Tellement fortement que l' annonce sur l’aide aux transports a quasiment disparu des 20h, avant de refaire surface ce matin seulement dans les radios. Curieuse gestion de la communication qui crée un évènement autour d’une réunion dont il ne sort pas grand chose, si ce n’est sans doute pour une partie de l’opinion, déception, inquiétude et sentiment d’impuissance du politique.

11/07/2008

A ciao bonsoir !

Je vous recommande l'excellente analyse de Denis Muzet, sur PPDA, parue dans le Monde hier soir sous le titre "PPDA est le président de la télévision".

http://www.lemonde.fr/actualite-medias/article/2008/07/10/ppda-est-le-president-de-la-television_1068367_3236.html?xtor=RSS-3208

21/06/2008

"Parlons Net" avec David Abiker

Merci à David Abiker de m'avoir invité dans son émission "Parlons Net" sur france-info.com .J'ai été interrogé par David Abiker et  Philippe  Cohen de Marianne2.fr,  Guillaume Grallet de l’Express.fr et Augustin Scalbert pour Rue89.com .

Au programme : l'étude euro RSCG C&O sur Wikipedia, mais aussi les spin doctors, la communication d'influence etc...Le débat était animé et passionnant.Vous pouvez le réecouter ici http://www.france-info.com/spip.php?article150995&theme=264&sous_theme=81 et sur dailymotion http://www.dailymotion.com/video/x5ugeq_parlons-net-bernard-sananes-wikiped_news